In MemoriaAccueilLa MissionL'ÉquipeForum L'Univers GéographiePanthéonTemps & Saison Les Contes Conte - La Coupe et le ValConte - Le Commencement Évènements CalendrierCoordonnéesInscription Téléchargements ImagerieLivre des Règles Partenaires Partenaires - Geneviève Rousseau 

 

An 1477

Cette histoire débute par la fin abrupte d’un rêve. Celui d’un seigneur comme il y a en peu en terres valiennes. Son nom était celui d’une lignée de perfides, une lignée de cruels et sanguinaires dirigeants. Son nom était De Coranth et il était fils d’Ulric. Ce même Ulric que les bruissements de fonds de taverne évoquent comme étant l’assassin de l’humble François Vasteforêt. Assassin du légitime seigneur du Valforêt, qui par le sang, s’appropria cette terre, le joyau de tous les Vaux. Cela dit, à la mort du vil Ulric De Coranth, même si certains murmurèrent quelques protestations, arguant encore qu’il y avait là complot, ces plaintes demeurèrent quais inaudibles, comme le vent soufflant frileusement sur les champs avant l’affrontement. La plupart soupirèrent plutôt d’aise lorsqu’il expira son dernier souffle; heureux de s’être enfin débarrassé de ce scélérat qui durant ses plusieurs années de règne n’avaient que pillé ses propres terres pour son unique enrichissement. La mort de ce dernier propulsa donc Hubert, son jeune fils, aux rennes de la seigneurie bafouée. Considéré de tous comme fier chasseur impétueux, il s’enorgueillissait de ses divers trophées dont notamment celui du terrible wyverne Alcuuarc, qu’il débarrassa du Valforêt avant même sa majorité. Mais ceci est une autre histoire…


Coupe de Lumière

 

Ainsi dit, les premiers jours du jeune héritier aux commandes lui révélèrent un Valforêt désorganisé par la perte de François, un Valforêt déchiré par les conflits intérieurs, cerné d’ennemis assoiffés de conquêtes et miné par les révoltes paysannes. Il y lut la tourmente et le malheur d’un peuple, mais il y vit aussi une parcelle de clarté : une étincelle d’espoir. Une faible lueur qu’il allait attiser de nouveau. Armé de son courage et de sa témérité, il conquit le cœur des habitants du Valforêt, organisa ses cohortes et fonça à l’assaut de ce qu’il voyait déjà comme son propre Val. Il s’assura du contrôle des terres de feu François Vasteforêt. Seulement, le pouvoir avait gagné son esprit et il le chérissait comme son dû. Et, il allait bientôt devoir justement le défendre…

 

En effet, le Conseil des Six du Valbrume reluquait les terres du Valforêt depuis la mort de François. Et ils voyaient dans la personne d'Hubert le faible qui allait leur laisser la main mise sur ces forêts si précieuses... or ils se trompaient! Hubert profita de la visite d'émissaires valiens pour fomenter un coup qui plongerait ses troupes en conflit avec celles du Valbrume... Le combat fut titanesque et mit le feu à tous les bourgs du Valforêt. L'ultime bataille eut lieu ici même, à Bois-Brillant. Le fer se fit entendre pendant des heures, s'entremêlant aux cris et aux larmes, et ce, jusqu'à la capture d'Hubert. Encore une fois, le peuple du Valforêt fut humilié. Il se referma sur lui-même pour lécher ses plaies. Et encore une fois, l’insoutenable poids de la défaite pesait sur chacun.

 

Puis, un jour que tout baignait dans le calme relatif qu'avait produit la tutelle du Valbrume, vint une rumeur, un bourdonnement tout droit sorti des mythes et légendes valiennes. La coupe de lumière refaisait surface. Beaucoup d'aventuriers la cherchèrent et tous disparurent jusqu'à ce que vînt un puissant nécromancien. Il se servit des troupes conquérantes du Valbrume postées à Bois-Brillant pour monter une armée de morts-vivants qui lui permettrait de trouver la Coupe de lumière et ainsi jouir de cette vie éternelle qu’elle semblait promettre. C'était compter toutefois sans la fougue des habitants du Valforêt, aussi divers soient-ils. Cepdnant, Les orques de Bois-Brillant, farouches guerriers et redoutables ennemis de la civilisation valienne, en avaient décidé autrement. Ils voulaient assurer, une fois pour toutes, leur domination du Val. Et pour ce faire, ils allaient réveiller leur dieu, Gruumsh.

 

À l'aide d'un ancien rituel qu'ils mirent en oeuvre, ils scellèrent Bois-Brillant et amenèrent âme après âme abreuver la coupe qui enfermait ce qu'ils considéraient comme leur gardien. C'est à ce moment que Zoïc, un être extraplanaire aux pouvoirs incalculables, intervint. Piégé dans la Coupe, c'est lui que les orques considéraient comme étant l’avatar de Gruumsh, et c'est lui qui, depuis des temps immémoriaux, attirait les âmes à s'approcher assez de sa prison afin qu'il puisse se nourrir d'elles pour un jour pouvoir espérer s’en libérer.

Or, ce jour était arrivé! Par la sottise des orques, la Coupe était rassasiée et Zoïc possédait assez de puissance pour briser ses chaînes et arpenter ainsi à nouveau Faerûn. Vaillamment, les valiens s'organisèrent sous l'autorité d'un conseil et firent face à la menace. Le combat fut rude, mais relativement court, et cette fois, le Valforêt fut le vainqueur... ou le fut-il vraiment? Les sbires de Zoïc furent écrasés, mais ce dernier conclut un drôle de marché avec les valiens. Il partirait pour le moment, mais ne garantissait aucunement qu'il ne reviendrait pas. Ébahis par l'audace du personnage, ils acceptèrent et s'en furent chez eux, ignorants pour la plupart, qu'il restait un ennemi de taille à affronter. Quant au nécromancien qui avait décimé les troupes du Valbrume, désirant toujours la coupe, même si elle n'était qu'une vulgaire imposture, il l'obtint bizarrement sans une goutte de sang, surement livrée par des traîtres ou des inconscients. Et c’est précisément à cet autre moment puis que Zoïc l'imprévisible refit surface et, par une prouesse dont lui seul a le secret, piégea le nécromant dans son ancienne prison, l'enfermant ainsi pour une éternité de souffrance, privé de ses sens, et livré à lui-même. Finalement, le Valforêt regagna sa tranquillité et le Valbrume n'envoya plus que quelques patrouilles, trop occupé à mater les rébellions au nord. Doucement, Bois-Brillant sombra dans le calme précaire que confère l'oubli, retournant à cette vieille habitude de la mémoire humaine. Mais les choses allaient bientôt changer...


Retour

 

 

 

Design et Conception - In Memoria